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Se réjouir du moment présent, mais penser à l’avenir.

Voici la période estivale et ces congés payés.

Pas encore à la veille de prendre la Bastille…qui serait pour la CGT, de mettre en echec les serviteurs du capital, le patronat et le gouvernement, mais peut-être à la mi-temps de la bataille, pour reprendre une métaphore footballistique de circonstance.

En effet, ce début d’année a vu se multiplier les mobilisations des salariés révoltés contre un gouvernement qui travaille activement au service de ceux qui possèdent le plus au détriment de ceux qui ont moins…

Les cheminots en tête, qui mène un conflit historique par son ampleur et sa durée contre le projet de casse du service public du rail et du statut des cheminots, les actions nombreuses ont toutes été très animées, souvent de masse, organisées collectivement et dynamiques.

L’énergie et ses 26 jours de blocages de sites, les nombreux conflits dans la santé, les près de 800 salariés de carrefour dans le rhône en grève le même jour, les ehpad, les urgences, dernièrement les 1000 heures de grève de l’échappée établissement de la sauvegarde de l’enfance, toutes et tous mobilisés, pour leurs conditions de travail, l’emploi, les garanties collectives et les services publics.

Ces actions sont révélatricent que non la « conflictualité » comme le disent les sociologues n’est pas en baisse, non les salariés peuvent encore se mobiliser avec la CGT.

Le Vrai problème est que pour l’instant, nous n’arrivons pas assez à travailler une mobilisation unitaires et convergente au même moment même si les actions cheminots / énergie, cheminots / santé, cheminots / Privés d’emploi et précaire et surtout la journée du 28 juin étaient en cela assez encourageantes et appelle à des suites !!

Si la convergence des luttes ne se décrète pas pour autant elle se travaille syndicalement et pour cela, nous avons besoin de grossir le peloton des mobilisés, et la période estivale doit permettre cela. Les échappées doivent être relayés et soutenues !!

Nous devons vivre pleinement les moments de joie, mais n’oublions pas notre avenir et ceux de nos enfants !

Pour une rentrée sociale conquérante  : tract période estivale

EXPRESSION DES CHEMINOTS CGT

Le printemps dernier a vu se dérouler en France un conflit social inédit. Inédit dans sa forme, dans sa longueur. Inédit également par l’ampleur des attaques portées par le gouvernement, avec la complicité active de la direction de la SNCF.

Les 27 et 28 juin sont les dernières dates du fameux calendrier adopté par l’intersyndicale CGT / UNSA / CFDT.

La lutte s’arrête-t-elle avec l’épuisement du calendrier ? Non. L’intransigeance du gouvernement, le mépris de la direction envers les grévistes ainsi qu’une couverture médiatique trop souvent à charge puis inexistante les dernières semaines font que la conduite de ce mouvement n’a pas toujours été aisée. Pour autant, les choses n’en resteront pas là, bien évidemment. Et la lutte se poursuit car les avancées sont trop peu nombreuses. Car loi n’est qu’une loi qui habilite le gouvernement à procéder par ordonnances. L’essentiel de la loi reste à écrire. La CGT a été force de proposition, avec son projet « Ensemble pour le fer ».

Car, à travers cette mise à sac de la SNCF, c’est l’idée même du service public à la française qui est remise en cause, de même que les principes républicains d’aménagement du territoire.

Pour essayer de démobiliser le mouvement de contestation, le gouvernement avait annoncé haut et fort qu’il n’y aurait pas de fermeture de « petites » lignes. C’est complètement faux ! Ainsi, un tiers du réseau ferré (soit 9000 km) est menacé rapidement de disparition. Avec cette amputation, ce sont des pans entiers du territoire qui se verraient privés du service public ferroviaire. Les annonces de la direction de SNCF sont sans ambiguïté : lors du dernier comité central de la SNCF (5 juillet dernier), elle parle de projets pour le réseau pertinent – entendez par-là, les grandes lignes. Pour le reste, elle laisse le soin aux collectivités locales (qui sont désargentées) de financer le maintien de ce que la SNCF estime être « leurs lignes ». Avec cette impasse financière, c’est un véritable plan social qui attend les cheminots de tous métiers.

Autre sujet de préoccupation majeur pour les cheminots, leur transfert vers les entreprises privées qui remplaceront la SNCF notamment sur les TER. Ces mêmes entreprises annoncent des charges d’exploitation moindres en jouant essentiellement la carte de l’hyper-productivité, de la casse du modèle social ainsi que sur la règlementation du travail. Les négociations à hauts risques de la Convention Collective Nationale (CCN) se poursuivent. C’est dans ce sens-là que les cheminots sont appelés à se mobiliser le 19 juillet prochain. Autre date où la CGT Cheminots appelle à la mobilisation, le 27 juillet, date du Conseil de surveillance où seront abordés le plan stratégique de l’entreprise ainsi que la délicate situation du Fret où il est question de filialisation de l’activité avec la suppression de plus de 750 postes (14% de l’effectif total) à l’horizon 2021, en plus des 850 déjà annoncés pour cette année !

Les sujets de mobilisation ne manquent pas et la CGT Cheminots poursuit son combat cet été pour une rentrée des plus offensives. Cette lutte ne doit pas être l’apanage des seuls cheminots car nous sommes tous usagers des services publics et qu’à ce titre-là, nous sommes tous concernés de près ou de loin.

EXPRESSION DE MINES ENERGIE CGT

Le 28 Mars 2018, les électriciens et gaziers, par la voix de leurs Secrétaires Générales, décidaient d’entrer en lutte. Une lutte de masse, une lutte gagnante, pour un vrai service public de l’énergie au service de l’intérêt général !

Alors que les hydrauliciens étaient déjà mobilisés depuis de nombreux mois contre la privatisation des barrages hydrauliques et pour une maîtrise publique des eaux de surface, que les agents EDF des plateaux clientèles luttaient contre les suppressions d’emploi, les délocalisations et les fermetures de site, que les salariés d’ENGIE voyaient leur emploi supprimé, les distributeurs électriciens et gaziers d’ENEDIS et de GRDF leur emboitaient le pas, dans une lutte exemplaire, déterminée et solidaire de plus de 3 semaines.

L’annonce de l’externalisation des activités d’astreinte, la dégradation des conditions de travail au quotidien, associé à un management à la hussarde et accompagné d’un pouvoir d’achat en berne depuis de trop nombreuses années, aura mis le feu au poudre et amenés les salariés à décider de s’organiser collectivement, en grève, et en reprenant en main leur outil de travail. Près de 300 agences bloquées ou occupées par des salariés grévistes, en France, cela ne s’était pas vu depuis plus de 10 ans !

Se relayant jours et nuits sur le piquet de grève de Vénissieux, à Lyon, ils ont contraint, par leur détermination et leurs actions conjuguées à celles des camarades cheminots, les directions nationales comme locales à négocier sur leurs revendications.

Les prévisions de suppressions d’emploi ont été revues à la baisse (1500 surpressions d’emploi au lieu de 2500) et les conditions de travail très légèrement améliorées. Mais le compte n’y est pas ! Les salariés restent profondément déterminées à ne rien lâchés tout au long de l’été et à élargir leur mouvement revendicatif, afin qu’à la rentrée de septembre, unis et forts, nous soyons en capacité de faire plier ce patronat, avide d’encaisser des dividendes, au détriment du service public et de la sécurité et qualité de vie de celles et ceux qui le font vivre au quotidien.

Dès début juillet, un plan de travail ambitieux, associé à une campagne de syndicalisation (23 nouvelles adhésions sur le Syndicat CGT Lyonnais de l’Energie depuis le début du conflit), devrait permettre d’entretenir le feu chez les distributeurs et de le faire prendre partout ailleurs !

Les récentes annonces de démantèlement d’EDF en deux entreprises distinctes, l’une avec la production nucléaire, mise à mal par le Ministre de l’environnement et les volontés du gouvernement de réduire conformément aux lois des années antérieures, la part du nucléaire dans le mix énergétique, serait seul à garantir le Statut des électriciens et Gaziers à ses personnels. L’autre entreprise qui recouvrirait les énergies renouvelables (avec la volonté d’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques) verrait quant à elle, proposer à ses salariés, une convention collective des électriciens et gaziers ! Même politique et même stratégie que celle mise en place à la SNCF !

Il aura fallut y mettre la forme pour pouvoir enfin se parler du fond, coupures ciblées de la Tour in City et de la Gare Part Dieu, pour savoir quel service public et pour quelles réponses aux besoins, des usagers et de la nation, nous avons besoin !

Tout au long de l’été et dès les premiers jours de la rentrée de septembre, il faudra compter dans le paysage socio économique avec les électriciens et gaziers, prêts à en découdre face à un patronat qui ne rémunère pas ses agents à la hauteur de leur engagement quotidien dans le service public et bien, bien loin de la multitude de dividendes versés chaque année à aux actionnaires, au détriment des installations, de la sécurité des biens et des personnes, des investissements sur les réseaux et les outils de production, des salariés et des usagers.

 

 

 

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