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Le transport ferroviaire public : un bien commun !

Pour sa défense et son développement : Usagers, salariés, cheminots, interpellons ensemble,  élus régionaux sur leurs politiques.

Le vendredi 28 juin à 10h à la gare de Perrache (Esplanade, entre les 2 entrées). manifestation en direction du conseil régional AURA.

Près d’un an après le passage en force de la réforme ferroviaire contre l’avis d’une très large majorité de cheminots, d’une grande partie de la population, et de nombreux élus inquiets pour le maintien des services publics sur leur territoire, le constat est sans appel : la dégradation des services rendus aux usagers se poursuit et s’amplifie, le démantèlement de l’entreprise s’intensifie et les suppressions d’emplois se succèdent à un rythme effréné inquiétant pour le niveau de sécurité ferroviaire comme pour la santé du corps social. Sur le plan financier, l’équilibre n’est toujours pas assuré et l’endettement du système atteint un nouveau record, dépassant les 60 milliards d’euros qui génèrent plus de 1,8 milliard d’euros d’intérêts et de frais financiers.

Lien Tract aux usagers : Ferroviaire-06-2019Cheminots

Lien Interpellation des politiques : Lettre ouverte

SAUVONS LE TRAIN DES PRIMEURS PERPIGNAN – RUNGIS

Lien : Signez la pétition

L’avenir de ce train est conditionné à l’investissement dans de nouveaux wagons frigorifiques d’un montant de 25 millions d’euros que la SNCF ne veut assumer qu’à la condition d’un engagement des chargeurs (REY et ROCCA) sur un volume et une durée de trafic d’au moins 10 ans pour soi-disant rentabiliser l’investissement.

Nous voyons là tous les méfaits de l’ouverture à la concurrence qui ne conçoit le maintien d’une relation ferroviaire que sous l’angle d’une rentabilité économique en occultant les conséquences dramatiques en matière environnementales et sociales.

En effet, cette décision, si elle était mise en oeuvre, conduirait à mettre sur les routes 25 000 camions par an sur un axe déjà largement saturé et à supprimer des milliers d’emplois.

Face à la mobilisation menée localement et inter professionnellement en y associant les populations locales et les élus politiques, le Gouvernement a été contraint de mettre en place un comité de pilotage associant le ministère des transports, la SNCF, les conseils régionaux et départementaux concernés, des représentants du MIN de Rungis et du marché de Perpignan ainsi que les chargeurs sur l’avenir de ce train.

Néanmoins, les premières propositions faites ne permettent pas d’assurer un avenir à ce train et encore moins de développer le trafic. En effet, il existe un réel potentiel de développement puisque 1,6 million de tonnes de fruits et légumes transitent par le marché St Charles qui dispose de 20 000 m² d’entrepôts climatisés et 1 million par le MIN de Rungis dont le terminal réfrigéré a été rénové en 2010 pour un montant de 19 millions d’euros.

La bataille autour de ce train est emblématique des enjeux de report modal et de développement d’un transport respectueux de l’environnement. C’est pourquoi, la CGT souhaite en faire une bataille nationale face à l’urgence climatique.

Cette pétition doit être un outil permettant d’aborder avec nos syndiqués, les salariés et la population ces questions et de travailler à des propositions de report modal en territoire sachant que les premiers résultats d’une enquête du Commissariat Général au Développement Durable portant sur les entrepôts et les établissements de la logistique indique que seulement 8% d’entre eux disposent d’une installation reliée au ferroviaire et que seulement 50% l’ont ou l’utilisent.

 

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