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Vaccination COVID, une campagne à deux à l’heure.

Depuis presque 1 an, tous les regards se portent sur la pandémie Covid 19, mais derrière ce sont : la remise en cause de nos libertés, de nos conquis, le démantèlement du système de santé pour y puiser des profits, et satisfaire les multinationales.

Nous avons tous bien compris que les multinationales utilisent la « crise » sanitaire, la lutte contre le terrorisme, contre le réchauffement climatique et les opportunités qu’elle crée pour mettre toujours plus la Société à leur service. Depuis 2000, les dividendes ont augmenté de 270 % et dans la même période ce sont 12 % des emplois qui ont disparu.

Pfizer/BioNTech, Sanofi/GlaxoSmithKline, AstraZeneca, Johnson & Johnson, Moderna… Chaque laboratoire travaille sur son vaccin, encadré par une multitude de brevets protecteurs et autres droits sur la propriété intellectuelle.

Car, si la vaccination viendra peut-être à bout de la pandémie, elle procure déjà et procurera avec certitude de véritables fortunes aux actionnaires.

Pourtant, il y eut un temps et surtout des hommes pour qui il en fut autrement.

En 1955, Jonas Salk, l’inventeur du premier vaccin contre la poliomyélite, répondait à un journaliste lui demandant à qui appartenait le brevet : « Eh bien, au peuple, je dirais. Il n’y a pas de brevet. Pourrait-on breveter le soleil ? »

Quelques années plus tard, en 1962, Albert Sabin mettait au point un autre vaccin antipolio, administrable par voie orale celui-là. Dans son testament, il écrivait : « Beaucoup ont insisté pour que je brevette le vaccin, mais je n’ai pas voulu. C’est mon cadeau à tous les enfants du monde. »

À qui doivent appartenir les découvertes scientifiques, si ce n’est à l’humanité tout entière ?

En cas de situation exceptionnelle – l’État d’urgence sanitaire en est une – il est possible de procéder à des réquisitions de biens et services. »

Il est temps de mettre fin à la course aux vaccins vu que dans quelques jours il y aura 3 à 4 vaccins sur le marché. Fort de ce constat nous défendons que la course doit maintenant être à la production de vaccins, donc par le groupe Sanofi qui dispose de l’outil industriel pour fabriquer en masse.

L’épidémie reste bien sûr imprévisible, il n’est pas certain que dans quelques semaines la France connaisse une situation comparable à celle de l’Angleterre aujourd’hui, mais cela semble tout de même assez probable. Le gouvernement, en ne prenant aucune mesure significative, parie que ce ne sera pas le cas, tout comme en mars, lorsque l’épidémie flambait en Italie et que son seul espoir était qu’elle s’arrête à la frontière.

La lutte contre l’extension de l’épidémie n’est certes pas simple, surtout de la part de gouvernements qui ont, par leur politique, privé la santé publique de nombreux moyens. Mais elle est d’autant moins efficace que leur véritable souci est de continuer à faire fonctionner l’économie sans rien imposer au patronat.

Le problème actuel ne se résume pas à la question de confiner ou non. Les confinements du printemps comme de l’automne, pour préserver les intérêts patronaux, ont pesé avant tout sur les travailleurs.

Préserver vraiment la santé de la population nécessiterait un contrôle par les travailleurs eux-mêmes sur ce qui se passe dans les entreprises, les quartiers et les écoles, afin de limiter au maximum les risques de contagion. S’en remettre au gouvernement de la bourgeoisie, comme à la bourgeoisie pour protéger la population de l’épidémie, c’est demander du lait à un bouc.

Le contrôle des travailleurs, de notre classe sociale est une nécessité aujourd’hui pour que le travail de milliers de chercheurs, d’ingénieurs et d’ouvriers soient mis au service de la population et non à celui de ces actionnaires qui ne pensent qu’à leurs dividendes.

Lire le tract de la fédération CGT des industries chimiques : 2021-01d Vaccination, une campagne à deux à l’heure

La CGT avec d’autres organisations syndicales du groupe Sanofi appellent la semaine prochaine à des débrayages contre la politique menée par ce groupe. Pas seulement pour revendiquer des augmentations de salaire mais aussi pour revendiquer que ce groupe prenne toute sa part dans la lutte contre le Covid.

Lire communiqués :

2021-01c Communique de presse, face a la pandemie pas de chichi

2021-01a Appel groupe à le grève le 19 janvier

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